Il y a des visages qu’on ne peut pas oublier. Meg Foster est de ceux-là. Ces yeux d’un bleu presque irréel, qui semblaient transpercer l’écran, ont hanté des générations de spectateurs. Aujourd’hui, à 77 ans, l’actrice refait parler d’elle — non pas pour un retour fracassant sur le devant de la scène, mais pour quelque chose de bien plus fort : la façon dont elle traverse le temps, simplement, sans artifice, et avec une dignité qui force l’admiration.
Meg Foster, une carrière bâtie bien au-delà de son regard
On aurait pu résumer Meg Foster à ses yeux. Ce serait lui faire bien peu honneur. Derrière ce regard si particulier se cache une vraie carrière, solide et dense, construite sur plusieurs décennies.
Tout commence en 1970, face à Michael Douglas dans *Adam at 6 A.M.*. Une entrée remarquée, qui ouvre la porte à des rôles dans des séries cultes comme *Bonanza*, *The Six Million Dollar Man* ou encore *Murder, She Wrote*. Elle passe du cinéma à la télévision avec une aisance naturelle, portant chaque personnage avec une intensité rare.
Et pourtant, son physique unique a souvent volé la vedette. Ces iris d’un bleu presque inhumain ont même été célébrés par le magazine *Mademoiselle*, qui les avait surnommés « les yeux de 1979 ». Une époque où son look hors norme créait une véritable fascination — certains allant jusqu’à croire qu’elle portait des lentilles colorées. Non. C’était bien elle, tout simplement elle.
