Un visuel qui enflamme la gauche
Tout est parti d’une publication polémique relayée sur les réseaux sociaux par LFI. L’image en question met en parallèle Olivier Faure et Marine Le Pen, avec la mention : « Deux censures non votées par le PS et le RN : les nouvelles alliances ». Une accusation lourde, visant à souligner que le Parti Socialiste, en refusant de soutenir la motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, aurait, selon LFI, facilité son maintien au pouvoir.
Face à cette attaque, Olivier Faure s’est dit profondément choqué. Il a réclamé des excuses publiques de la part des Insoumis. « Viendra sans doute le moment des excuses », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il attendait un geste d’apaisement de la part de ses alliés du Nouveau Front Populaire.
Mais du côté de LFI, pas question de s’excuser. Invitée sur BFMTV pour s’expliquer, Mathilde Panot a défendu bec et ongles la position de son parti, estimant que les socialistes avaient une part de responsabilité dans la situation actuelle. (Voir la vidéo ci-dessous)

Mathilde Panot perd patience : « La politique est une chose sérieuse »
Dès le début de l’interview, Apolline de Malherbe n’a pas ménagé son invitée. La journaliste lui demande frontalement : « Est-ce que vous vous excusez au nom de LFI pour cette image où vous renvoyez dos à dos Olivier Faure et Marine Le Pen ? »
Visiblement agacée, Mathilde Panot élude immédiatement la question et attaque à son tour : « Je vais même lui donner une médaille pour avoir sauvé Emmanuel Macron et son gouvernement. Nous sommes en train de parler de choses sérieuses. La politique est une chose sérieuse. » Elle enfonce ensuite le clou : « Je ferai des excuses à Olivier Faure lorsqu’il fera des excuses pour avoir fait passer un budget aussi violent que celui-ci. »
Malgré l’insistance d’Apolline de Malherbe, la députée du Val-de-Marne ne lâche rien. La discussion devient de plus en plus tendue, et Mathilde Panot, manifestement irritée, s’énerve : « Mais on va vraiment passer toute cette interview sur un visuel ? (…) Je viens de vous dire quoi au début de l’interview, Madame de Malherbe ? Moi, je veux bien qu’on continue comme ça… »
