Les mécanismes d’un silence inquiétant
Le développement d’un cancer est un processus long et complexe. Comme l’explique le Dr Jérôme Viguier, oncologue, « les premières cellules cancéreuses sont indétectables au début, car elles sont microscopiques et ne provoquent aucun symptôme ». Ce silence initial repose sur plusieurs facteurs :
- La taille minuscule des cellules cancéreuses aux premiers stades.
- Une localisation dans des zones difficiles à explorer, comme le pancréas ou la prostate.
- L’absence de symptômes spécifiques, rendant leur détection précoce presque impossible.
Le délai entre l’apparition des premières cellules anormales et les symptômes visibles peut varier de quelques années à une décennie. Cette latence dépend du type de cancer, de sa vitesse de croissance et de sa localisation.
Ces mécanismes d’invisibilité rendent ces cancers particulièrement difficiles à diagnostiquer, même avec des outils médicaux avancés.
Les cancers experts en camouflage
Certains cancers sont particulièrement habiles pour échapper à la vigilance médicale. Parmi eux :
- Le cancer du pancréas : Situé profondément dans l’abdomen, ce cancer reste silencieux pendant longtemps, surtout s’il se développe dans la queue du pancréas. Les symptômes comme la jaunisse ou les douleurs abdominales n’apparaissent que lorsque la tumeur atteint une taille importante.
- Le cancer de la prostate : Ce cancer évolue lentement, ce qui le rend difficile à détecter précocement. Les troubles urinaires typiques, comme une difficulté à uriner ou des envies fréquentes, surviennent souvent à un stade avancé.
- Le cancer du sein : Certaines tumeurs, notamment celles proches de la paroi thoracique, peuvent croître longtemps sans être détectées. L’autopalpation et les mammographies régulières restent essentielles pour les repérer.
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