Le recours à de fortes doses de Valium pour « fonctionner » donne une mesure de l’intensité de ce que Céline Dion a traversé, souvent loin des projecteurs, alors qu’elle continuait à remplir des scènes à travers le monde.
Un syndrome neurologique rare, souvent diagnostiqué tardivement
Le stiff-person syndrome touche environ une personne sur un million. Cette rareté explique en partie pourquoi les patients peuvent errer longtemps sans diagnostic précis.
Les symptômes recensés par la fondation dédiée à cette maladie comprennent :
- une hyper-rigidité musculaire ;
- des douleurs chroniques et invalidantes ;
- une anxiété chronique ;
- des spasmes pouvant aller jusqu’à disloquer des articulations ou provoquer des fractures.
Céline Dion elle-même a décrit sa maladie comme progressive, ce qui signifie que les symptômes s’aggravent avec le temps et que le parcours médical peut s’étirer sur des années avant d’aboutir à une prise en charge adaptée.
Du diagnostic aux premières performances : un retour construit pas à pas
En décembre 2022, la chanteuse rend publiquement son état. Elle s’appuie sur ses fils, qu’elle cite comme une source de motivation centrale dans sa volonté de revenir sur scène.
En juin 2024, un documentaire diffusé sur Prime Video retrace son parcours depuis le diagnostic. La même année, elle effectue ses premières performances : à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis lors d’un show Elie Saab.
Des dates à Paris sont annoncées à partir de septembre 2026 et jusqu’en mai 2027, soit près de quatre ans après la révélation publique de sa maladie.
Ce calendrier illustre la lenteur nécessaire du retour à la scène lorsqu’on gère une maladie neurologique progressive. La trajectoire de Céline Dion, des premières apparitions aux dates programmées en 2026-2027, reflète la réalité d’une reprise d’activité contrainte par l’état de santé, non dictée par lui.
